Mis à jour À la une Filtre UV minéral ou chimique : comment choisir ?

Protection solaire

SPF 30 ou SPF 50 : lire l’indice d’une crème solaire

Quatre catégories, huit indices, une protection UVA minimale et une quantité de test bien plus généreuse qu’on ne croit : lire une étiquette de crème solaire en Europe.

Schéma : échelle des indices de protection solaire, de faible (6 et 10) à très haute (50+)
Schéma Routine SkinCare

SPF 30 ou SPF 50 ? Avant de choisir, il faut savoir lire. L’indice imprimé sur le tube mesure la protection contre les UVB, ceux des coups de soleil. En Europe, une recommandation de la Commission encadre la façon de l’afficher depuis 2006, et elle répond à la plupart des questions.

Faible610Moyenne152025Haute3050Très haute50+Indice affiché = protection mesurée contre les UVB, avec 2 mg de produit par cm² de peau.Protection UVA : au moins un tiers de l’indice affiché.Source : Recommandation 2006/647/CE de la Commission européenne
Les quatre catégories de protection solaire et leurs indices. Schéma Routine SkinCare d’après la Recommandation 2006/647/CE.

Quatre catégories, huit indices

La recommandation 2006/647/CE limite les indices affichables à huit valeurs, rangées en quatre catégories. La catégorie doit être aussi visible que l’indice lui-même.

CatégorieIndice affichéIndice mesuré
Faible66 à 9,9
Faible1010 à 14,9
Moyenne1515 à 19,9
Moyenne2020 à 24,9
Moyenne2525 à 29,9
Haute3030 à 49,9
Haute5050 à 59,9
Très haute50+60 ou plus

Un SPF 30 et un SPF 50 sont donc tous deux dans la catégorie « haute ». Le « 50+ » est la seule porte d’entrée de la catégorie « très haute ».

Et les UVA ?

L’indice ne dit rien des UVA, qui pénètrent plus profondément. La recommandation fixe un plancher : la protection UVA d’un produit solaire doit atteindre au moins un tiers de l’indice affiché, avec une longueur d’onde critique d’au moins 370 nm. Un SPF 50 sérieux protège donc aussi des UVA, mais pas au même niveau.

La quantité, le vrai sujet

L’indice est mesuré en laboratoire avec 2 mg de produit par cm² de peau. Pour le corps d’un adulte, la Commission l’évalue à environ six cuillères à café, soit 36 grammes. Personne n’en met autant : appliqué en couche fine, un SPF 50 protège bien moins que ce qu’annonce le tube. Mieux vaut un SPF 30 en quantité suffisante qu’un SPF 50 étalé du bout des doigts. Et il faut renouveler souvent, surtout après la baignade, la transpiration ou une serviette.

Les mentions qui n’ont pas leur place

La recommandation écarte trois promesses : « écran total », « protection totale » et l’idée qu’on n’aurait pas besoin de renouveler l’application. Aucun produit ne bloque 100 % des UV. Si tu vois l’une d’elles, méfie-toi du reste de l’étiquette.

Au quotidien

Pour le visage, l’écran solaire est la dernière étape de la routine du matin. Un nouveau solaire qui pique les yeux ou échauffe la peau ? Fais d’abord le test en 7 à 10 jours sur l’avant-bras. Et si tu utilises du rétinol, l’écran solaire devient non négociable.

En vidéo : bien appliquer sa crème solaire

Source : Recommandation 2006/647/CE de la Commission du 22 septembre 2006 relative aux produits de protection solaire (EUR-Lex).